31 mars 2008
Qu'est-ce que le bonheur?
Et les coeurs sont en fleur
Sur mon chemin des haies d'amour
Me font la cour le long du jour:
"Les rigueurs de l'hiver
Ne sont que chimères de naguère
La vie s'offre à toi
Parmi nous fais ton choix".
Mais approcher mon rêve
Pourrait m'exposer au glaive
Blessure d'un jour, cicatrice de demain
A chacun son chemin
Certains pensent cueillir le bonheur
D'autres l'attendent en libérateur
Comme s'il fera quelque chose pour nous
Et changera tout à notre goût
Il y a plus de plaisir à donner qu'à recevoir
Tel l'abeille qui butine peinard
Mais sans qui on ne pourrait voir
Au printemps dans sa douceur
Les coeurs qui sont en fleur
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17 mars 2008
Proverbes du temps
La patience est un arbre aux racines amères mais dont le fruit est doux.
Tout vient à point à celui qui sait attendre.
Science sans patience est bougie sans lumière.
A savoir attendre il y a tout à gagner.
03:53 Publié dans Je l'ai lu! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12 février 2008
TGV 3784
TGV 3784. Destination je ne sais trop où. Je les ai vus s'approcher, trouver leur place, s'installer. Lui, les cheveux presque rasés, propre sur lui. Son sac de randonnée lui donnait une allure plus décontractée. Elle, je ne l'ai pas vue arriver. J'ai simplement constaté qu'elle était assise près de la fenêtre, à côté de moi. Un bonnet léger sur la tête cachait ses cheveux. Son visage légèrement ovale et sa peau lisse d'ébène lui donnaient un aspect mystérieux que son silence ne trahissait pas. Il n'avait pas encore remarqué sa présence.
Plongé dans sa lecture la seule chose qu'il ait remarqué est que la personne qui était assise en face de lui avait un objet encombrant que la disposition en carré obligeait à être à ses pieds à lui, et réduisait encore plus l'espace dont il disposait pour ses jambes. Il oublierait bientôt tous ces inconvénients mineurs. Elle a attendu le départ du train pour sortir son livre, qu'elle lisait sans passion, un regard distrait posé sur le paysage. La musique serait pour plus tard. Discrètement elle considérait son élégance décontractée, réhaussée par le fait qu'il soit plongé dans un livre, élégance qui était simplement à l'image de la sienne.
Elle détourna rapidement le regard et fit mine d'admirer le paysage lorsqu'il leva les yeux dans sa direction. Cela faisait quelques minutes que quelqu'un était assis en face de lui mais c'était la première fois qu'il regardait de ce côté. Il cacha rapidement son étonnement mais j'ai quand même pu intercepter son intérêt pour ce qu'il venait de voir. Sans aucun doute, sa beauté à elle avait fait effet sur lui. Deux inconnus, assis l'un en face de l'autre. L'une plaît à l'autre. L'un plaît à l'autre. Ou peut-être que je me trompe et qu'ils sont totalement indifférents l'un à l'autre. Qu'allait-il se passer? L'un d'entre eux ferait-il le premier pas?
Premier arrêt. Personne ne bouge. Nous voilà repartis pour un tour. De temps en temps j'intercepte un regard furtif lancé vers l'autre. Elle écoute maintenant de la musique, lui s'est détaché de son livre. Tous deux regardent par la fenêtre, ou peut-être profitent-ils du fait qu'elle sert partiellement de miroir afin de se regarder l'un l'autre sans en avoir l'air. Peut-être que la présence d'autres personnes dans le wagon les inhibe. Je me pose quelques questions. Eux s'en posent sûrement bien plus, ou peut-être espèrent-ils un signe d'invitation ou d'ouverture. L'arrêt suivant est annoncé. Elle récupère son encombrant qui semble être une toile. Une artiste sûrement. Alors qu'elle s'en va je ne le quitte pas des yeux. Aucune émotion, même pas un regard. Il allonge juste ses jambes profitant de l'espace enfin libre devant lui. On prend ce qu'on peut.
23:42 Publié dans Evasion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01 février 2008
Intelligence
L"intelligence se mesure a la modestie.
14:40 Publié dans Je l'ai entendu! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16 janvier 2008
Si
Si j'avais des ailes,
De fond en comble je parcourrais le monde
Si j'avais des nageoires
Les océans, depuis longtemps, n'auraient plus de secret pour moi
Mais je suis un homme
Et je ne peux que courir, sauter, marcher
Si j'étais un animal,
Je me fierais à mon instinct
Si j'étais un cours d'eau
Je compterais sur les nuages ruissellants de pluie
Mais je suis un homme
Et ne puis compter sur l'incertain
Si j'étais prédateur,
Je dévorerais tout ce qui croiserait mon chemin
Si j'étais océan,
Je déferlerais avec fracas sur tous les rivages de ce monde
Mais je suis un homme
Et j'ai décidé d'aimer
07:09 Publié dans Envol | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
03 janvier 2008
Deux-mille-huit
Ah! j'allais oublier, nous sommes en Deux-mille-huit
Mais vous vous en doutez, ce n'est pas d'aujourd'hui,
Ni d'hier, ni d'avant-hier que Deux-mille-sept a fui,
A pris ses jambes à son coup, et s'en est enfui
Deux-mille-huit, en voyant l'arrivée de minuit
S'est approché de nous sans faire le moindre bruit
Mais nous en faisions tant qu'il est loin d'être séduit
Il ne faut pas s'attendre qu'il joue les belles-de-nuit
Mais l'amour toujours en mouvement se reconstruit
Et puis un jour, enfin, tel un arbre, porte du fruit
Et tous ceux qui l'aiment viennent auprès de lui prendre appui
Avant qu'il ne laisse place à celui qui le suit
Allons, profitons donc! Vivre c'est encore gratuit
Nul d'entre nous ne sait quand viendra pour lui la nuit
Alors même si parfois le malheur nous poursuit
Positivons, ça peut être cool en Deux-mille-huit
19:33 Publié dans Envol | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 décembre 2007
Tout ce que tu veux
11:06 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


